Les créateurs de sites : quand ils suffisent
Wix, Squarespace ou Jimdo permettent de faire un site soi-même, avec des modèles soignés et un abonnement de CHF 200 à 500 par an. C'est un bon choix si :
- vous démarrez et votre budget est serré ;
- quelques pages suffisent (présentation, services, contact) ;
- vous avez du temps et du goût pour vous en occuper vous-même ;
- votre clientèle vous trouve surtout par le bouche-à-oreille.
Leurs limites, une fois installé
- Vous louez, vous ne possédez pas. Si vous arrêtez l'abonnement, le site disparaît. Le déménager ailleurs revient presque à le refaire.
- La vitesse. Ces plateformes chargent beaucoup de code. Sur téléphone, les pages sont souvent plus lentes, et Google en tient compte.
- Les fonctionnalités. Réservation, menu, boutique : tout passe par des modules payants, chacun avec son abonnement et ses limites.
- Le temps caché. Un site fait soi-même prend souvent des dizaines d'heures, rarement comptées dans le prix.
- Les données. Les serveurs sont généralement aux États-Unis ou ailleurs, ce qu'il faut mentionner dans votre politique de confidentialité.
WordPress, l'entre-deux
WordPress fait tourner une grande partie des sites du monde. Il est flexible et vous appartient, mais demande un hébergement, des extensions et surtout des mises à jour régulières : un WordPress laissé à l'abandon est une cible fréquente des pirates.
Le site sur mesure : quand il se justifie
- votre site doit vous rapporter des clients : être trouvé sur Google, faire réserver, faire appeler ;
- vous avez besoin d'une fonction précise (réservation de groupes, devis, espace clients, lien avec votre logiciel) ;
- vous voulez un site rapide, qui vous ressemble et vous appartient entièrement ;
- vous préférez déléguer plutôt que d'y passer vos soirées.
Notre conseil
Partez de ce que le site doit produire : des appels, des réservations, des ventes, ou simplement une présence. Si une présence suffit, un créateur de sites est souvent le bon choix, et on vous le dira. S'il doit faire venir des clients, comparez le coût sur trois ans, temps passé compris : l'écart est souvent bien plus faible qu'il n'y paraît.